Statut, retraite et prévoyance : Comment éviter toutes les erreurs possibles quand on est jeune expert-comptable


A l’occasion de cet atelier, nous décrypterons les enjeux qui se posent à l’expert-comptable au moment de choisir ou de changer son statut.

Alors qu’ils s’investissent sans compter dans la détermination du meilleur statut pour leurs clients, les experts-comptables n’ont peut-être pas toujours le temps ou « l’égoïsme » nécessaire pour évaluer en détail les impacts de leur propre statut. Or ceux-ci sont considérables. Prenons les prélèvements sociaux : sur un revenu annuel de 40 000 €, les cotisations totales s’élèveront à 65 % pour un expert-comptable salarié, à 40 % en TNS (gérant majoritaire). À 80 000 € de revenus, elles grimperont à 79 % en salariat, à 49 % en gérant majoritaire. À 160 000 €, elles atteignent respectivement 60 % et 40 %. Des différences significatives, donc, qui méritent un examen scrupuleux de la protection sociale offerte en contrepartie, autrement dit une évaluation approfondie du rapport qualité-prix.

Plusieurs critères sont à prendre en compte. D’abord, justement, la possibilité de choisir, d’ajuster la couverture sociale à son profil et à sa situation. Pour schématiser, vous obtenez en salariat un vêtement standard et en TNS un costume sur mesure. En prévoyance, le standard peut être préférable si vous présentez un risque santé assez élevé, qui vous rend moins attractif auprès des assureurs. Si vous êtes en bonne santé, sans risque particulier, vous trouverez certainement en TNS un contrat plus efficace, taillé au plus près de vos besoins et de ceux de votre famille, avec en plus l’avantage de la déductibilité fiscale.

Pour la retraite, c’est le même principe : le régime TNS offre beaucoup plus de marges de manœuvre. C’est d’autant plus important pour un expert-comptable, dont le profil de carrière ne rentre pas aisément dans le standard du régime de base : études longues, installation vers 30-35 ans, premières années d’exercice souvent plus complexes financièrement, avant une montée en puissance et une sortie tardive de la vie active.

Intervenants :


Bruno CHRÉTIEN, président de l’Institut de la Protection Sociale

Michel GIORDANO, président de la commission communication et relations publiques de la Cavec